L'Espagne a retrouvé des couleurs face à la Biélorussie (3-0) sous l'impulsion d'un Isco des grands soirs. Une prestation de haute volée pour le Madrilène qui s'est régalé.
Chaud bouillant, Isco l'a été à Huelva samedi soir. Non pas, parce qu'il a sorti le puching ball de son placard, mais bien parce qu'il a illuminé la partie par ses gestes de grande classe. Dans une forme insolente, le meneur de jeu du Real Madrid a rendu une copie de major contre la Biélorussie, ouvrant le score d'une frappe limpide à l'entrée de la surface, avant que Sergio Busquets et Pedro ne lui emboîtent le pas (3-0). Du grand art pour ce joueur à la technique fine, loin d'être l'archétype du footballeur moderne. Aligné sur le côté gauche dans un schéma en 4-4-2, le joueur de 22 ans n'a jamais semblé déstabilisé par le changement tactique opéré par son sélectionneur. Bien au contraire. Surfant sur la vague de ses belles prestations avec la Casa Blanca, le maître à jouer espagnol s'est fait plaisir. Parfois trop aux yeux de Vicente del Bosque :"Isco a vraiment bien joué mais il s’est ensuite embrouillé en voulant trop en faire."Ce dimanche, la presse espagnole ne parle que de lui. AS titre "Illa, Illa, Illa, Isco Maravilla!" alors que Marca opte pour "Magico Isco". En même temps, ce joueur, c'est de l'or en barre, un diamant brut qui ne demande qu'à être taillé. Les semaines se suivent et l'ancien prodige de Malaga ne cesse de voir sa cote grimper en flèche après une première saison en demi-teinte à Madrid. Lors des dernières sorties du Real, il a d'ailleurs profité de la blessure de Gareth Bale pour convaincre son entraîneur, Carlo Ancelotti, de l'aligner dans son XI de départ. Mission accomplie avec succès. De quoi faire le plein de confiance après avoir vu laCoupe du monde lui passer sous le nez. Une pilule difficile à avaler pour ce joueur au talent indéniable et qui "représente le futur" de la sélection espagnole selon les dires de Vicente del Bosque.
L'avenir de la Roja passe par Isco et l'avenir d'Isco passe par de belles prestations avec la Roja, mais également chez les Merengues. Le Golden Boy 2012 le sait. Il doit continuer dans cette voie en sélection comme en club. Avec Isco dans l'équipe, le Real Madrid a d'ailleurs joué quelques uns de ses plus beaux matches cette saison. Du tout bon pour l'Espagne, mais également pour ce joueur à la mine d'or accroché aux crampons. Cependant, il devra cravacher, car entre James Rodriguez et Gareth Bale, il doit faire face à une rude concurrence chez le champion d'Europe en titre. En sélection, le retour de Iniesta devrait également le propulser vers la touche. Et après-tout, c'est aussi ça le football. Se sortir les trippes pour gagner son temps de jeu à la sueur de son front et poser les fondations d'un avenir doré.


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