Thiago Silva, désormais remplaçant avec le Brésil, traverse une des périodes les plus compliquées de sa carrière. Une situation qu'il ne digère pas.
Les statuts s’étiolent plus vite qu’ils ne se construisent. Thiago Silva est en train de l’apprendre. Il y a un an, le capitaine du Paris Saint-Germain portait également le brassard de la Seleçao et se projetait, toujours plus, dans la vision chimérique de "son" Mondial. À son poste, il restait, aussi, une sorte d’idéal. Une référence bien positionnée pour espérer une place d’honneur au Ballon d’Or. Cette image enjôleuse a fané au gré des désillusions pour engendrer une chute lente, et plutôt brutale, car inopinée.
Quelques signes d’essoufflement sont apparus dès le printemps dernier. Assuré, ou presque, de glaner son second titre de champion de France avec le PSG, Thiago Silva a d’abord laissé l’impression gênante d’un joueur qui se gère pour appréhender la Coupe du monde, comme d’autres acteurs du circuit à ce moment-là. Ce type de calcul pas franchement louable n’a pas payé. L’international auriverde s’est perdu dans une imperfection qui ne lui ressemblait pas, comme s’il avait involontairement égaré son application et son assurance pour entrer dans d’autres dispositions physiques et mentales. On connait la suite de l’histoire. Le Mondial a basculé dans un surplus d’émotion croissant et pénalisant, tout en exposant au monde les immenses lacunes défensives d’une Seleçao historiquement friable, et indignement étrillée sur ses terres.
Le jour de la débâcle contre l’Allemagne (2-7), Thiago Silva, dépité, n’était encore qu’un absent de taille. Le grand retour de Dunga aux commandes de la sélection brésilienne pour succéder au malheureux Scolari lui a fait perdre le brassard de capitaine, dans un premier temps, avant de lui faire subir ce qu’il craignait le plus, le banc, tout récemment, au profit de João Miranda. "Cela m'énerve. Si je disais le contraire, je mentirais. C'est comme si on m'avait enlevé quelque chose qui m'appartenait. C'est douloureux et ça me rend triste. D'autant plus que personne n'est venu me parler de ça. Neymar ne me parle pas. Alors, je reste dans mon coin. Je ne parle pas trop de tout ça avec les autres...", a-t-il expliqué en conférence de presse, dans des propos relayés par l’Equipe. L’affaire n’a rien de rédhibitoire. Thiago Silva a les clés pour redevenir le défenseur classieux et adulé qu’il a toujours été, mais son salut passera par ses péripéties à Paris. En regardant bien dans le rétroviseur, c’est là que la chute a commenc


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